Navette

Samedi, j’ai participé à l’enduro organisé par l’école MCF de Chartreuse à Chambéry. Enduro veut en fait dire rando navette avec des spéciales non chronométrées et légèrement balisées.
Au programme 4 spéciales : 2 dans le massif de la Chartreuse et 2 dans le massif des Bauges.

On charge les vélo à Chambéry et on prend la direction du col du Granier sous le Mont Granier. On voit bien distinctement le Mont Blanc, le ciel est bien dégagé, la météo est parfaite… la journée s’annonce très bien.

Top c’est parti … A peine 200m et on se perd tous en se suivant (mais ca on mettra du temps a comprendre qu’on est pas où il faut). Comme depuis le début on suit une trace d’un vieux sentier qui apparait encore sur la carte IGN, on s’entête à le suivre mais ce sentier n’existe plus depuis bien longtemps. Trop tard maintenant pour faire demi-tour, on décide de descendre tant bien que mal jusqu’à une route.
Du coup, on a marché dans des rivieres, passé les vélos et les bonshommes à travers les branchages et la végétation et au bout d’une bonne heure, on a fini par rejoindre arriver à la route.
Suite à cet évènement, les orgnisateurs décident de ne plus nous laisser seuls et de nous guider. On fini la trace prévue jusqu’au lac de St André et on remonte an camion faire le début qu’on a loupé. Tant pis pour la seconde spéciale prévue mais ca valait le coup de la re-faire car ce nouveau sentier fraichement ouvert est vraiment ludique et facile (peut-etre moins quand c’est detrempé). Point négatif, j’ai crevé à l’arrière en tapant fort sur un petit rocher que je n’ai pas eu le temps d’anticiper en suivant de trop près un autre rider.

On retourne à Chambéry pour la pause du midi au café vélo Inukshuk. Taboulé, charcuterie et fruits nous rassasient et on repart rapidement pour essayer de récupérer un peu du temps perdu le matin.

Y a plus qu’a se laisser descendre jusqu’à Chambéry

Direction les Bauges. On se fait déposer à Pragondran où il y a foule à la vue du nombre de voitures sur le petit parking et dans les ruelles. Après une courte mais intense montée côté Est, la spéciale commence. Certaines portions sont très rapides et ont tendance à nous griser mais il faut faire attention car on arrive à vitesse élevée sur des portions rocailleuse. Masi golbalement c’est super fun. On débouche au col Saint Saturnin où les camionettes nous attendent pour nous remonter une nouvelle fois vers Pragondran où on part cette fois-ci côté Ouest. La monté est encore plus raide et encore plus longue mais c’est la dernière de la journée alors je me fais un peu mal aux jambes et au cardio. L’ascension nous amène dans un pré ouù il faut faire aux fils électriques. Derrière nous, le Lac du Bourget, au dessus, la Croix du Nivolet et en face, Chambéry, le terminus de la journée. C’est encore une fois super ludique. Ca donne envie de faire des petits sauts partout et hop , pschiiittt en retombant sur un cailloux. 2 èeme crevaison de la journée!!!! Je change de chambre et regonfle à bloc car je n’ai plus de chambre de rechange (bien m’en a pris car la partie finale etait plutôt secouante).

On traverse Chambéry en vélo et on retourne au café vélo pour une bonne bière avant de se séparer.

Encore une bonne journée sur le vélo. J’ai retrouvé quelques sensations malgré mes crevaisons, donc c’est plutôt positif. 3000m de D+/- et 86km c’est pas tous les jours mais là c’est triché.

La trace (il faut enlever le premier pic si on veut pas galérer):

Lac Fourchu

Lac Fourchu

Dimanche dernier, j’ai été découvrir l’Oisans avec une petite rando en VTT. Petite mais bien suffisante pour une reprise et surtout en sortie de grosse crève.
J’ai suivi une trace toute prête pour me simplifier la vie (j’ai tout de même été acheter les cartes IGN de la zone la veille, au cas où).

Couleur de l'automne1h de route m’a suffi pour rejoindre mon point de départ au hameau de la Palud sur la commune d’Ornon. Ca commence par une montée sur route pendant 5 ou 6 km. Je me suis vite rendu compte que la forme était pas là. Apres 2 km, je n’arrivais plus à appuyer sur les pédales.
Rapidement, je me suis retrouvé dans la brume (il a plu la veille), je ne voyais pas très loin, il faisait super humide… Je commencais à me demander ce que je foutais là et à penser que j’allais re-choper la crève… Après la route, j’attaque la piste, toujours dans la brume, mais au fur et à mesure que je grimpe, la lumière diffuse devient plus présente et finalement, aux pieds du portage de la journée, le soleil apparait et laisse apercevoir de superbes paysages sublimés par les chaudes couleurs de l’automne.

Le portage bien que pas énorme, va me bouffer énormement d’énergie dans mon état de forme. Il y a tout de même 250 ou 300m de D+ (qui passe bien normalement, mais pas là 😛 ) . Je croiserais 2 grenouilles qui me distrairont un peu puis ce sera la vue sur les glaciers et la mer de nuages qui me feront oublier ma peine.

Grosse grenouilleJe débarque enfin sur le plateau des Lacs et l’ambiance tourne d’un coup à la haute montagne. Des alpages, des lacs, des barres rocheuses, un refuge… Il y a pas mal de monde un peu partout mais c’est l’heure de manger alors c’est plutot calme. Je remonte tous les lacs pour arriver enfin au lac Fourchu.

J’en profite pour faire ma pause sandwich avec vue sur les cretes du Vercors sui sortent à peine de la brume. J’ai vraiment bien fait de monter en altitude, ca n’a pas du se lever avant 15h dans les vallées, je pense.

Ensuite, je reprends mon parcours. Je contourne le lac puis je prends la direction du refuge du Taillefer. C’est en légère descente, c’est plutôt fun et je me lache un peu trop. J’arrive un peu fort dans des roches et psccchiiitt, une chambre en moins. Je change rapido, je gonfle à bloc pour pas crever à nouveau mais du coup c’est tape-cul alors je vais moins vite.

Mer de nuages sur fond de glacierSous le refuge, je me chope une sensation super bizarre. Le sentier me fais plonger vers la brume et j’ai une impression de vertige car je ne sais pas ce qu’il y a à côté du sentier. La brume masque si c’est du vide ou de la pente douce.

Il me reste plus qu’a descendre à la voiture. Le départ est super fun. C’est un enchainement de lacets avec parfois des relevés naturels. Sur la fin de cette section je me prends une gamelle dans une micro ornière bien humide. Je glisse sans dégat mais ca me mettra sur les freins jusqu’en bas quand même.

D’autant que la 2eme section sous le Puy d’Oulles est plutôt flippante par moment. Au tout début , ca va a peu près. Les épingles s’enchainent plutôt bien mais ensuite, c’est exposé par endroit. Je ferais quelques epingles à pieds par précaution mais meme un peu plus loin, le sentier est grignoté au bord du precipice et j’ai failli ne pas pouvoir m’arrêter à temps (ca passe sans se poser de question avec un peu d’assurance mais c’est pas mon cas actuellement).

Par contre, quelque part, j’ai raté une bifurcation et j’ai fini le sentier jusqu’a en bas. J’ai donc du remonter par la route jusqu’à la voiture.

Au final, ca a fait dans les 25km et 1300m de D+-. Ca m’a vraiemnt fait du bien de retrouver cette ambiance haute montagne avec un topo accessible. C’est juste bien dommage d’avoir roulé seul pour pouvoir encore plus en profiter, mais c’est comme ca.

A la découverte de mon coin…

A la découverte de mon coin…

Vendredi soir, apres avoir vu des photos sur facebook, j’ai décidé d’aller au fort du Mont St Eynard (dans le massif de la Chartreuse) pou observer la ville après le coucher du solei et faire quelques photos pouries avec mon téléphone pourri.

Grenoble a la nuit tombee

Ensuite Dimanche, Gilles, a bien voule me guider sur une petite balade VTT par chez lui (Vercors). On est allé au sommet du Moucherotte avec ses hordes de promeneurs. Le point de vue est également très beau sur la ville.

Ensuite la descente était quelque peu technique avec une première section rocailleuse sur le haut. C’est tendu mais c’est plus dans mes habitudes. Par contre la suite, on est rentré en forêt, et c’est devenu pentu avec soit des pierres qui roulent soit des racines à foison et pour faciliter le tout, il fallait aussi se méfier que le cintre passe entre les arbres. Donc autant dire qu’à la veille de commencer mon nouveau job, j’ai passé pas mal de zones à pieds.
Selfie

Mais bon peu importe, j’ai ressorti le vélo et c’est ca le principal.

Comme une envie de rouler

Depuis ma blessure au genou et mon inactivité forcée, j’avais pris gout à ne rien faire et j’étais tombé dans un cercle vicieux qui me poussait à ne pas faire grand chose. Mon genou étant faible, je ne me voyais pas refaire du basket, ni partir pour de grandes randos en velo et encore moins courrir. Du coup, je ne savais pas trop quoi faire pour me remettre en activité et je faisais rien. L’hiver est passé, j’ai fait un peu de snowboard sur la defensive mais maintenant, les beaux jours arrivant, si je ne veux pas devenir un tas de gras, il va falloir se sortir les doigts du …

Le plan est de reprendre le vtt de facon crescendo et surtout de reprendre un rythme de sportif (sportif du dimanche j’entends bien). Donc depuis maintenant 6 semaines (enfin presque), j’ai réussi a faire du velo toutes les semaines parfois meme en me forcant a rouler seul (faute de compagnon) mais il faut absolument que je retrouve un semblant de forme et l’habitude de l’effort.

Evidemment, j’ai commence par une sortie au radome du Haut Montet. 1000m de D+ et 30km avec une majorité d’ascension sur route, c’est pas mal pour reprendre. Puis, une petite sortie avec le club avec resto (toujours dans le coin de Gourdon). Le week-end suivant, j’ai fait une pause en passant les deux jours à Paris puis le suivant, un pote est descendu de Grenoble et pour lui faire découvrir le coin, j’ai roulé les 2 jours (loin derrière mais c’est pas le plus important). Le Samedi au radome pour 1000m de D+- et le Dimanche vers Luceram pour 1400m de D+. J’ai fini rincé mais le genou n’a pas couiné, c’est plutôt bon signe.

Du coup, après tout ça, j’ai eu de nouveau l’envie d’aller rouler à la montagne. J’ai donc proposé une rando à mon club et me suis retrouvé avec 2 nouveaux pour faire un huit entre Beuil et la Tête de Giarons dans la vallée du Cians. La tête de Giarons, je ne l’avais jamais pratiqué mais j’en avais eu de bons échos et je n’ai pas été décu. Ce fut assez dur de rouler dans ces grandes prairies d’altitude en cette pèriode où l’herbe est encore bien grasse, mais les paysages sont magnifiques. Et la courte descente de la crête de Giarons est juste superbe. La descente finale est super fun aussi avec des épingles assez faciles en sous bois. Et tout ca pour 1300m de D+ (et 33km).

Cette semaine, j’ai profité de l’ascension pour faire l’ascension de la Montagne de Thiey en solo. J’avais trouvé une trace différente de la classique montée et descente en face sud et cette trace avait l’air à priori sympatique mais au final je ne l’ai pas du tout suivi. Après m’être égaré légèrement, et n’aimant pas faire demi-tour, j’ai divagué dans le coin et tenté des sentiers alternatifs. Ca m’a valu quelques poussages mais c’était plutôt pas mal. J’ai aussi découvert un coin que je ne connaissais pas derriere la montagne de Thiey avec le village de Canaux et ses hordes de chevaux, poneys, anes, … Par contre, je me suis farci un poussage portage du haut en bas de la montagne de Thiey en suivant la ligne de crête. Heureusement qu’il n’y avait que 250m de D+ a faire mais ce fut long pour atteindre le sommet où les gens semblaient surpris de me voir arriver seul avec mon vélo sur le dos 🙂 . La descente est connu avec ses moultes épingles caillouteuse. J’ai fini assez décu par le nombre que je n’ai pas passé. Est-ce du au fait que j’étais seul, au fait que je suis moins à l’aise sur le vélo depuis ma blessure où que le sentier s’est dégradé (il y a aussi quelques épingles où de gros cairns ont été installés à l’intérieur de l’épingle et qui ne facilitent pas le passage à moins de vouloir risquer d’arracher un dérailleur). Au final, c’est plutôt satisfaisant car j’ai encore pu me taper 1300m de D+ et 29km sans douleur au genou.

Je peux vraiment considérer que j’ai une forme suffisante pour retourner faire de belles et longues randos en montagne. Certes, je retrouve une caisse satisfaisante mais pas encore de cardio. Mais ca finira par revenir et de toute façon, ca n’a jamais été une priorité de monter vite et se faire péter le coeur. Le plaisir d’etre en montagne est le plus important.

Les traces:

Une merveille d’enduro

Pour fêter l’Armistice, on est allé rouler à la frontière Italienne sur les spéciales de l’enduro des Merveilles qui avait lieu quelques semaines auparavant à la Brigue.
On est seulement 2 à faire le long trajet et on est cueilli à froid, c’est la cas de la dire par les 5° qu’il fait au village quand on arrive.

pont en bois en haut de la spe1On ne quittera les vestes que bien plus tard après avoir grimper pas mal et retrouver le soleil. Petite anecdote, on croise un 4×4 à l’arrêt sur la piste. Le gars est à plat. Impossible de retirer la roue pour mettre la galette alors on essaie de gonfler à la pompe pour qu’il puisse au moins repartir. Tel un shadok, je pompe, je pompe, rien n’y fait. Le volume du pneu est trop grand, ça va prendre énormément de temps se dit-on. Un autre 4×4 passe par là et quelle chance, ils ont un mini compresseur (sur allume-cigare).
On gonfle, on gonfle, mais rien. Je passe ma main le long du pneu et je sens un gros filet d’air. Il y a un trou de la taille de mon petit doigt. Pas étonnant qu’on arrivait pas à gonfler 🙂
On laisse le gars là, il hésite entre descendre à plat et tenter à nouveau de démonter sa roue. Mais bon, nous on est a vélo et si on veut pas rentrer à la nuit faut qu’on s’active car on a déjà perdu 45 minutes.
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Le Var, ça peut être bien aussi

Le Var, ça peut être bien aussi

Pour le WE de transition entre Octobre et Novembre, on s’est fait un petit week-end de VTT dans le Var. On était logé sur Mons et entre le repas gargantuesques, on a réussi à placer deux belles randos.

DSC_0367Le Samedi, on est parti de Séranon pour un parcours en 8. La première boucle au Nord de Séranon permet d’aller trouver une superbe descente en épingles sur lit de mousse réhabilité par un collègue du club. Le sentier n’apparaît pas sur la carte IGN mais rejoint un ancien sentier en pointillé qui lui apparaît sur la carte. Pou aller le chercher, à partir des ruines du Vieux Séranon, il faut longer la crête du Bauroux et à la côte 1471m (sur la carte 1/25000 IGN) prendre à droite (Nord).
La remontée est par contre infâme, piste très pentue où il est impossible de pédaler. On descend ensuite le sentier de montée et on bifurque vers la Doire et Villaute pour attaquer le gros morceau du jour, ie, la montée au Lachens. De la pistasse, encore de la pistasse, ça fait mal au cul de rester assis sur la sele aussi longtemps. Je me fais un fringale au bon moment car au moment où je décide de m’arrêter pour m’alimenter je suis pile où il faut bifurquer et ça m’évitera un rallonge que les premiers ont du se taper 🙂
La pause sandwich/sieste au sommet sud est du Lachens fera du bien. Il fait beau, la vue est belle alors on en profite.
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Un grand 8 entre la Bévera et la Roya

Un grand 8 entre la Bévera et la Roya

J’arrive vraiment plus a suivre le rythme pour publier sur le blog, pourtant, la météo est vraiment clémente et je roule pas mal en ce moment.
Du coup je vais faire concis en ne publiant que les vidéos et quelques commentaires sur mes sorties récentes.

La première était une classique que je n’avais jamais parcouru en intégralité, ie: Sospel-Breil-Sospel le 25 Octobre dernier.
Le sentier valléen/botanique est superbe mais plutôt exigeant physiquement et je vais cramer pas mal de force dès le début de rando. Ensuite la rampes pour monter à Piene sont infernales mais très très efficaces. Ensuite c’est pistasse jusqu’au col de Brouis puis un travers descente super sympa jusqu’à Breil sur Roya (attention aux quelques passages un peu exposés au départ de la descente) mais sinon c’est du méga bon, des epingles de toutes sortes en sous bois pour se faire bien plaisir. La remontée à Piene se fait finalement plutôt bien par le travers à flanc (vaut mieux éviter de tomber par endroit) et la descente depuis le col de Paula vers le Pont de Caï est juste top (un poil plus technique et caillouteux mais vraiment bon). Et pour finir, un bout de route pour se dépêcher d’aller boire un coup avant la nuit 🙂 .

Une rando colorée

Une rando colorée

Samedi 17 Octobre, la météo est clémente mais un peu frisquette lorsque on arrive à Puget Rostang. Ça sent l’hiver qui approche.
On est 8 pour cette rando que je sais magnifique bien qu’on changera l’itinéraire de la partie finale par rapport à l’année dernière.
Je sais aussi que vu ma forme, ça va être dur car on va frôler les 2000m de D+ et 40km.
Montée dans les terres rouges
Départ par la longue, très longue, pistasse jusqu’au col de pas au dessus d’Auvare en passant par le col de Panégière. C’est jour de chasse alors on croise des chasseurs en bord de piste qui attende. On a déjà parcouru 800m de D+ et j’ai mal au cul à rester assis sur ma selle sur cette foutue piste mais on commence la partie un peu rude ou on alterne, poussage, portage et un tout petit peu de roulage jusqu’à la b.254 sous le dôme du Barrot où il est 12h15 et donc l’heure de la pause sandwich après ces 1000m de D+ déjà parcouru (seulement la moité du programme).
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