L’obiou non di diou

Dimanche dernier, il faisait toujours beau alors j’avais envie de continuer à rouler en montagne tout en découvrant ma région.
J’ai trouvé un topo qui semblait adéquat en limite du Trièves/Dévoluy et qui me permattait d’aller voir un des sommets emblématiques du coin, … l’Obiou.

Tunnel pour nainsEffectivement, rien que le trajet en voiture vaut le coup. Au niveau de Lafrey, on entre dans une vallée large avec le massif de l’Obiou qui nous saute à la figure tout au fond. C’est vraiment beau.

Bon néanmoins, il m’a fallu pas loin de 1h15 pour rejoindre mon point de départ au hameau de Payas. Vers 10h, je suis pret à rouler alors c’est parti.
Ca commence plutôt tranquillement par un sentier à niveau (enfin mounta cala comme on dit dans le sud). Etant seul, je fais attention lorsqu’il y a un peu d’exposition. A un moment, il faut passer dans un micro tunnel (heureusement qu’il est tres court), c’est bizarre.

Je rejoins au bout de quelques kilometres, une piste que je ne vais pas quitter pendant un certain temps. Ca monte avec un certain pourcentage, je sens mes forces rapidement diminuer alors je calme un peu le jeu (j’avais du retard sur le planning le matin alors j’ai un peu forcé pour en récupérer mais c’était pas une super idee au final). Je finis par rentrer dans la foret à l’ombre, la temperature chute de quasiment 10° mais heuresuement, le soleil refait son apparition en grimpant. Je passe une belle petite cabane de l’ONF (Peireisiou) et je continue mon ascension sur cette sale piste qui grimpe. Je sors enfin de le foret par le haut et decouvre un joli paysage minéral avec les parois de l’Obiou qui sont impressionnantes. Je passe ensuite les 2 éboulements récents (quelques années apparemmment) et je rejoins une autre piste.

Vache de presSur les coups de 11h30, je commence à voir un certain nombre de voitures me doubler, ca fait bizarre d’un coup. Puis le flot de vehicule s’arrete… J’apercois enfin le col des Faisses (si si il s’appelle comme ca 🙂 ) ou toutes les voitures semblent regroupées. Dans la derniere portion de piste, une vache bloque le passage et ne semble pas disposée à bouger. Je fais pas le malin, elle est super costaude. Heureusement une voiture arrive, je suis sauvé. Mais en fait non, la voiture se colle sur le côté de la piste et passe au ras de la vache sans qu’elle ne bouge d’un poil. Me voila bien. Je prends mon courage à deux mains et commence à m’approcher. Gloups, elle bouge pas. Je me vois deja descendre dans la pente pour l’éviter mais heureusement quand j’arrive à 3-4m, elle finit par se bouger et rejoindre sa copine un peu plus haut, ouf.

J’arrive enfin au col. Tout plein de monde est aà. Ils sont en train de sortir leurs voiles de parapentes. C’etait donc ca.

Je quitte enfin la piste et pédale vers le pas du Vallon qui me fait un peu peur (les compte-rendus que j’ai lu indique qu’il y a de l’exposition). En tout cas, je pédale pas tres longtemps puisque effectivement quand on arrive sous le pas, il faut porter le vélo. Au pas c’est un peu exposé effectivement, mais c’est surtout étroit. Je fais super gaffe avec le velo. Je le porte à la main sur le côté (plutôt que sur le dos) pour éviter de taper les parois et etre déséquilibré. A la limite, le plus chiant, c’est la mega marche à désescalader après le pas. J’ai pas mal reflechi pour trouver comment j’allais faire. Mais bon au final ca passe bien, en faisant attention (sauf que quand on est seul, il faut etre encore plus prudent).

Tunnel pour nains
Apres le pas, on entre clairement dans une ambiance haute montagne. Je vois des chamoix qui court mais le temps de sortir le téléphone, ils sont loins. Je pédale mais c’est dur. Je pousse parfois et finalement je débarque sur un petit plateau que je traverse. Au bout du pateau: à gauche, c’est l’ascension de la Grande tete de l’Obiou (2789m), mais moi je pars à droite en portage pour faire les crêtes de la Laisse où parait-il, on a une belle vue sur les barres du vercors. Je ne trouve pas le bon sentier pour grimper et je finis par porter en freeride sur un sol par franchement stable. Mais bon, je finis tout de même par arriver en haut. C’est un peu flippant d’être entouré de vide (surtout d’un cote où c’est à pic sur quelques centaine de mètres). La crête est effectivement jolie, j’ai hate de descendre. Je m’équipe et c’est parti. Je longe la crête puis ca descend raide. Je nre trouve encore une fois pas de sentier (si il existe) à part des sentes à moutons. Le sol est plutot fuyant et raide alors je ne prends pas de risque. Je fais quasiment tout à pieds. Je suis super decu.

LJe retourne ensuite vers le pas du vallon que je franchis en faisant une nouvelle fois bien attention. Je prends un sentier plus loin qui mene à un gite/restau (le Chalet des Baumes). Au debut c’est sympa mais les épingles finales sont franchement bof. J’ai toujour pas mangé, il est 14h et il faut encore remonter au col des Faisses. Là, c’est raide et j’ai vraiment du mal mais je lâche rien jusqu’au col où je me pose enfin pour manger mon sandwich en regardant les parapentes.

Ensuite, il faut descendre, chouette!! Sauf que c’est beaucoup sur piste 🙁 Quand c’est pas sur piste, le sentier est pas franchement en super état, dommage. Je repasse à la cabane de l’ONF. Après encore un bout de piste descendante, je bifurque à droite et là quelques beaux sentiers sont au programme. Le probleme c’est que il y a regulierement des croisements et comme je suis bien fatigué, je ne veux pax me tromper alors c’est pas très fluide. Tant pis.

J’arrive au fond de vallée de la Souloise et j’emprunte un sentier assez sympa (mounta-cala) qui mene aux sources de la Gilardes qui jaillissent au milieu d’un amas rocheux. Un peu plus loin, je porte un peu. J’ai surtout mal aux pieds avec mes ampoules. Je rejoins un sentier sympa mais je suis tellement cuit que je prends la decision d’aller au plus court. Au lieu de longer la riviere et finir par un gros portage de 100m (d’apres ce que je vois sur la carte), je choisis un portage plus court (50-60m) et un retour sur le plat par la route. Je ne sais pas si c’etait la bonne decision mais bon, j’étais vraiment fatigué. Après tout ca (36km et 1600m de D+-), je finis épuisé à la voiture sur le coup de 17h.

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