1 an à Grenoble

1 an à Grenoble

Ca fait maintenant 1 an que j’ai quitté la cote d’azur pour venir à Grenoble. Le temps file à une vitesse c’est impressionnant.

Du coup, je me disais que je pourrais faire un petit bilan de cette première année et le plus simple est de faire une petit top 5 de ce que j’aime et ce que j’aime moins.

Ce que j’aime:
Top 1: Les paysages. Etre entouré de montagnes me plait énormément. Pouvoir y accèder rapidement est une chance et pouvoir rayonner dans toutes les vallées (par exemple aller aux arcs en moins de 2h) est un luxe. Finalement, je n’ai pas fait beaucoup de montagne cette année mais rien que des les voir le soir en sortant fatigué du boulot ou le matin, quand je suis pas encore réveillé, me fait vraiment plaisir.

Top 2: Le tramway (et les transports en commun). C’est vraiment super pratique pour se rendre au centre ou ailleurs. C’est facile, on peut aller presque partout meme si le service termine un peu tôt.

Top 3: Le climat. D’un côté j’adore qu’il y ait 4 saisons marquées comparé à la côte d’azur mais c’est aussi un inconvénient (cf plus bas). Mais j’aime vraiment le temps qui change. Tous les jours le même paysage a une teinte différente. J’aime attendre la neige et l’hiver mais j’aime aussi voir le printemps arrivé. L’été est moins terrible que sur la côte d’azur à part le mois d’Aout suffoquant mais ca dure beaucoup moins longtemps (et il y a beaucoup moins de monde).

Top 4: Les déplacements en vélo. C’est un aspect marquant quand on débarque à Grenoble que de voir autant de personnes en vélo dans les rues. Mais il faut dire que le réseau de pistes cyclables est bien développe et continue de l’être et que le terrain s’y prete plutot bien car l’agglo est toute plate. J’ai mis du temps à m’y mettre mais depuis le printemps dernier, je vais 2 à 3 fois par semaine au travail en vélo. Malheureusement, je ne sors pas en ville en vélo (cf Flops plus bas).

Top 5: Les prix immobiliers. Certes, certains zones sont excessivement chères mais globalement comparé à la côte d’azur c’est beaucoup plus accessible (que ce soit en location ou à l’achat). Beaucoup de mes collègues jeunes ont déjà acheté leur logement de surface plutôt correcte, ce qu’ils leurs auraient été impossible au même age dans le sud. En location pour 50eu de moins par mois, j’ai un peu plus de 10m2 de plus qu’avant. Par contre, il y a tout de même un problème, c’est le nombre de biens en vente ou en location qui est beaucoup moins important. Ce n’est donc pas forcément facile de trouver un bien à son gout rapidement. Quand j’ai su que je devais venir sur Grenoble, j’avais fini par croire que j’allais devoir dormir à l’hotel pour commencer tellement il n’y avait rien à louer du bon côte de Grenoble.

Ce que j’aime moins:
Flop 1: Les vols de vélo. Rapidement quand je suis arrivé, et comme j’aime le vélo, j’ai voulu faire comme beaucoup de Grenoblois et sortir en vélo. N’ayant pas de vélo pourri, je suis sorti avec mon vélotaf blanc pour une soirée. Et ben au moment de repartir chez moi, 3h plus tard, mon vélo avait été volé. On a presque insinué que c’était de ma faute car je n’avais qu’un cadenas en cable. C’est donc rapidement que j’ai appris que le vol de vélo est un sport local. Du coup, je n’ai plus que le vtt comme vélo alors je ne sors pas avec. Je vais juste au boulot et je l’attache avec le plus gros U que j’ai pu trouver.

Flop 2: La météo. Comme indiqué plus haut, j’aime beaucoup qu’il y ait 4 saisons pour les paysages mais c’est aussi un gros inconvénient pour moi qui vient du Sud et qui roulait en VTT toute l’année. L’hiver, à part le snowboard, je ne sais pas vraiment quoi faire et l’hiver fini par être long (d’autnt que le printemps n’est pas propice pendant un certain temps au VTT, le temps que le sol sèche un peu).

Flop 3: Les bouchons. Je supporte de moins en moins de passer du temps en voiture dans les bouchons alors la Rocade Sud ne fait pas partie des choses que je préfère à Grenoble. Pourtant je suis du bon côté pour aller au travail alors je ne suis pas très impacté au jour le jour. Mais dès qu’il faut traverser l’agglo, ca peut vite etre terrible.

Flop 4: La vie a SMH. Je ne vis pas à Grenoble même mais à SMH (Saint Martin d’Hères) dans un quartier résidentiel (principalement jeunes couples avec enfants). Il n’y a rien à faire ici et on est en bout de Ligne de tram donc ce n’est pas aussi facile d’aller au centre. En plus l’été fenètre ouverte, la nuit c’est assez difficile de dormir avec les rodeos de voitures, motos qui circulent puis les cris des bébés le matin aux aurores.

Flop 5: Grenoble est une ville sportive. Enormément de gens courent, font du vélo. Il y a des équipes professionnels dans beaucoup de sports (Foot, Rugby, Hockey, …) sauf le Basket où la meilleure équipe joue en N3 !!! Et ca c’est pas bien du tout.

C’est pas évident de trouver 5 points positifs et négatifs notables mais c’est ce qui me vient à l’esprit après 1 an de vie de Grenoblois.
Peut-etre je continuerais ou complèterais cette liste au fur et à mesure des annéées.

Au départ de chez moi

Au départ de chez moi

Encore un temps capricieux le week-end dernier mais une petite fenêtre s’est ouverte dimanche en tout début d’après-midi alors je me suis dépêché de me préparer, j’ai trouvé une trace sur les collines autour de Grenoble et je suis parti de la maison en vélo sur les coups de 13h.

Il fait frais mais ça passe (environ 7 ou 8°), je traverse l’agglomération jusqu’à Eybens et là je commence à monter par une piste et au bout de quelques centaines de mètres c’est de nouveau de la route mais le changement de décor est saisissant. Je suis dans les collines à la campagne, plus aucun trace de Grenoble. Je traverse quelques hameaux/villages jusqu’à Herbeys ou quelques flocons virevoltent dans l’air au niveau du vieux château.

Le vent se lève peu à peu et le froid se fait plus sentir. La température doit chuter car je commence à avoir froid aux pieds (à travers les cales). Je prends la direction de Villard pour enfin sortir de la route et commencer la partie tout terrain. C’est de la piste mais c’est toujours ça et c’est plutôt joli car je suis une ligne de crête qui m’emmène vers Villeneuve.
La crête entre le Villard et Villeneuve
Les montagnes alentours commencent à sortir des nuages/brouillard et je peux apercevoir la neige qui est tombée fraîchement.
Le vent forcit de plus en plus au niveau de Villeneuve mais petit à petit, mon parcours m’emmène à l’abri mais où je vais aussi patauger dans la gadoue jusqu’en haut du parcours où je retrouve un peu de neige.

Ça commence à faire un bon bout de parcours déjà et je commence à avoir du mal à appuyer sur les pédales sur les derniers raidillons mais je finis par arriver au point haut de la rando. Il reste plus qu’à descendre. Mais c’est humide, y a des feuilles de partout et mes lunettes protection 3 me rendent la vision plutôt mauvaise avec si peu de luminosité mais quelques portions de descente sont fun tout de mème jusqu’à Romage.
Le vercors avec le Moucherotte, les 3 pucelles et St Nizier
Ensuite c’est un bout de route qui me ramène à un autre espace boisé et je décide de rentrer en allant chercher une descente du côté du Murier. Bien m’en a pris, c’est plutôt pas mal bien que court (et ça doit être top en été avec un peu plus de grip).

De retour dans l’agglomération, je retraverse jusqu’à SMH et rentre me réchauffer car je suis frigorifié

Au final, je suis pas loin de 30km et 800m de D+- et environ de 3h (avec pas mal de pause pour chercher mon chemin)
Le parcours est certes pas fameux mais c’est quand même intéressant de pouvoir partir de la maison quand on a pas beaucoup de temps.

Enduro in Sappey

Le week-end dernier a sans doute marqué la fin des belles sorties vélos avant le printemps. La neige est annoncée demain assez bas en quantité assez importante et les températures sont parties pour rester basses au moins un bout de temps. Y a donc de grandes chances pour que ca puisse m’empecher d’aller rouler en montagne mais c’est pas grave, c’est l’avantage de Grenoble, c’est que je vais avoir plein d’autres activités.

Donc dimanche dernier, on est allé rouler en Chartreuse sur des beaux sentiers dessinés par un petit groupe de vttistes du coin. J’avais la gopro alors j’ai refait un petit montage vidéo. Ca secoue un peu beaucoup surtout quand je vois la stabilité des vidéos d’un de mes compagnons du jour qui a un stabilisateur. Ca donne des envies d’achat 🙂
Malheureusement, je n’ai plus de logiciel de montage donc je suis retourné vers des outils open source (openshot) et le montage est très basique, tant pis. Par contre, la fibre c’est top pour uploader des vidéos sur vimeo. Ca a pris genre une minute là où j’aurais certainement mis plus d’une heure avant 🙂 .

Molière

Molière

Aujourd’hui, je vais vous parler de Théatre et plus précisément de Jean Baptiste Pocquelin dit Molière.

Non je déconne, Molière c’est le nom d’un plateau et d’un hameau dans le Vercors et aussi d’une crête qui était l’objectif de ma dernière balade en VTT ce dimanche de changement d’heure.

Cette fois, je ne suis pas seul, et ca c’est encore mieux. La météo était prévue pas top mais comme c’est une petite rando, ca devait le faire et finalement on aura eu plutôt beau temps malgré un bon petit vent froid en haut sur la fameuse crête.

Par contre la montée depuis Lans en Vercors est plutôt exigeante que ce soit sur route ou piste et encore plus sur la fin car on a coupé une bonne portion longuette pour rejoindre directement la crête.

La descente commence par du rapide, voire très rapide. Je fais un peu gaffe car par endroit c’est humide et je veux pas partir à la faute.

Une deuxième section est plus caillouteuse et secoue pas mal car ca file assez vite également.

Ensuite, ca alterne épingles faciles (bien que le terrain puisse être piégeux – pierres qui roulent bien cachées sous les feuilles en cette automne) avec des parties plus rapides.

Et pour terminer cette déjà belle descente, on a le droit à un beau toboggan d’épingles qui deviennent un peu plus serrées sur la toute fin.

Pour rentre à la voiture à Lans, il suffit de suivre une une piste plate au milieu des prés.

Voila, un dimanche qui se passe plutôt très bien. D’autant que toute la mécanique de cette semain semble être réussie.

En tout cas, je comprends pourquoi cette descente fait partie des classiques du coin. Certes c’est pas long mais la descente est vraiment top et le parcours est assez complet quand on a pas trop le temps. C’est un peu le radome d’ici 🙂 .

Au final seulement 700m de D+ et 17km en à peine 2h10 mais c’est très efficace (ca a suffi pour bien me cramer les jambes).

L’obiou non di diou

L’obiou non di diou

Dimanche dernier, il faisait toujours beau alors j’avais envie de continuer à rouler en montagne tout en découvrant ma région.
J’ai trouvé un topo qui semblait adéquat en limite du Trièves/Dévoluy et qui me permattait d’aller voir un des sommets emblématiques du coin, … l’Obiou.

Tunnel pour nainsEffectivement, rien que le trajet en voiture vaut le coup. Au niveau de Lafrey, on entre dans une vallée large avec le massif de l’Obiou qui nous saute à la figure tout au fond. C’est vraiment beau.

Bon néanmoins, il m’a fallu pas loin de 1h15 pour rejoindre mon point de départ au hameau de Payas. Vers 10h, je suis pret à rouler alors c’est parti.
Ca commence plutôt tranquillement par un sentier à niveau (enfin mounta cala comme on dit dans le sud). Etant seul, je fais attention lorsqu’il y a un peu d’exposition. A un moment, il faut passer dans un micro tunnel (heureusement qu’il est tres court), c’est bizarre.

Je rejoins au bout de quelques kilometres, une piste que je ne vais pas quitter pendant un certain temps. Ca monte avec un certain pourcentage, je sens mes forces rapidement diminuer alors je calme un peu le jeu (j’avais du retard sur le planning le matin alors j’ai un peu forcé pour en récupérer mais c’était pas une super idee au final). Je finis par rentrer dans la foret à l’ombre, la temperature chute de quasiment 10° mais heuresuement, le soleil refait son apparition en grimpant. Je passe une belle petite cabane de l’ONF (Peireisiou) et je continue mon ascension sur cette sale piste qui grimpe. Je sors enfin de le foret par le haut et decouvre un joli paysage minéral avec les parois de l’Obiou qui sont impressionnantes. Je passe ensuite les 2 éboulements récents (quelques années apparemmment) et je rejoins une autre piste.

Vache de presSur les coups de 11h30, je commence à voir un certain nombre de voitures me doubler, ca fait bizarre d’un coup. Puis le flot de vehicule s’arrete… J’apercois enfin le col des Faisses (si si il s’appelle comme ca 🙂 ) ou toutes les voitures semblent regroupées. Dans la derniere portion de piste, une vache bloque le passage et ne semble pas disposée à bouger. Je fais pas le malin, elle est super costaude. Heureusement une voiture arrive, je suis sauvé. Mais en fait non, la voiture se colle sur le côté de la piste et passe au ras de la vache sans qu’elle ne bouge d’un poil. Me voila bien. Je prends mon courage à deux mains et commence à m’approcher. Gloups, elle bouge pas. Je me vois deja descendre dans la pente pour l’éviter mais heureusement quand j’arrive à 3-4m, elle finit par se bouger et rejoindre sa copine un peu plus haut, ouf.

J’arrive enfin au col. Tout plein de monde est aà. Ils sont en train de sortir leurs voiles de parapentes. C’etait donc ca.

Je quitte enfin la piste et pédale vers le pas du Vallon qui me fait un peu peur (les compte-rendus que j’ai lu indique qu’il y a de l’exposition). En tout cas, je pédale pas tres longtemps puisque effectivement quand on arrive sous le pas, il faut porter le vélo. Au pas c’est un peu exposé effectivement, mais c’est surtout étroit. Je fais super gaffe avec le velo. Je le porte à la main sur le côté (plutôt que sur le dos) pour éviter de taper les parois et etre déséquilibré. A la limite, le plus chiant, c’est la mega marche à désescalader après le pas. J’ai pas mal reflechi pour trouver comment j’allais faire. Mais bon au final ca passe bien, en faisant attention (sauf que quand on est seul, il faut etre encore plus prudent).

Tunnel pour nains
Apres le pas, on entre clairement dans une ambiance haute montagne. Je vois des chamoix qui court mais le temps de sortir le téléphone, ils sont loins. Je pédale mais c’est dur. Je pousse parfois et finalement je débarque sur un petit plateau que je traverse. Au bout du pateau: à gauche, c’est l’ascension de la Grande tete de l’Obiou (2789m), mais moi je pars à droite en portage pour faire les crêtes de la Laisse où parait-il, on a une belle vue sur les barres du vercors. Je ne trouve pas le bon sentier pour grimper et je finis par porter en freeride sur un sol par franchement stable. Mais bon, je finis tout de même par arriver en haut. C’est un peu flippant d’être entouré de vide (surtout d’un cote où c’est à pic sur quelques centaine de mètres). La crête est effectivement jolie, j’ai hate de descendre. Je m’équipe et c’est parti. Je longe la crête puis ca descend raide. Je nre trouve encore une fois pas de sentier (si il existe) à part des sentes à moutons. Le sol est plutot fuyant et raide alors je ne prends pas de risque. Je fais quasiment tout à pieds. Je suis super decu.

LJe retourne ensuite vers le pas du vallon que je franchis en faisant une nouvelle fois bien attention. Je prends un sentier plus loin qui mene à un gite/restau (le Chalet des Baumes). Au debut c’est sympa mais les épingles finales sont franchement bof. J’ai toujour pas mangé, il est 14h et il faut encore remonter au col des Faisses. Là, c’est raide et j’ai vraiment du mal mais je lâche rien jusqu’au col où je me pose enfin pour manger mon sandwich en regardant les parapentes.

Ensuite, il faut descendre, chouette!! Sauf que c’est beaucoup sur piste 🙁 Quand c’est pas sur piste, le sentier est pas franchement en super état, dommage. Je repasse à la cabane de l’ONF. Après encore un bout de piste descendante, je bifurque à droite et là quelques beaux sentiers sont au programme. Le probleme c’est que il y a regulierement des croisements et comme je suis bien fatigué, je ne veux pax me tromper alors c’est pas très fluide. Tant pis.

J’arrive au fond de vallée de la Souloise et j’emprunte un sentier assez sympa (mounta-cala) qui mene aux sources de la Gilardes qui jaillissent au milieu d’un amas rocheux. Un peu plus loin, je porte un peu. J’ai surtout mal aux pieds avec mes ampoules. Je rejoins un sentier sympa mais je suis tellement cuit que je prends la decision d’aller au plus court. Au lieu de longer la riviere et finir par un gros portage de 100m (d’apres ce que je vois sur la carte), je choisis un portage plus court (50-60m) et un retour sur le plat par la route. Je ne sais pas si c’etait la bonne decision mais bon, j’étais vraiment fatigué. Après tout ca (36km et 1600m de D+-), je finis épuisé à la voiture sur le coup de 17h.

Ma trace:

Les photos:

Navette

Samedi, j’ai participé à l’enduro organisé par l’école MCF de Chartreuse à Chambéry. Enduro veut en fait dire rando navette avec des spéciales non chronométrées et légèrement balisées.
Au programme 4 spéciales : 2 dans le massif de la Chartreuse et 2 dans le massif des Bauges.

On charge les vélo à Chambéry et on prend la direction du col du Granier sous le Mont Granier. On voit bien distinctement le Mont Blanc, le ciel est bien dégagé, la météo est parfaite… la journée s’annonce très bien.

Top c’est parti … A peine 200m et on se perd tous en se suivant (mais ca on mettra du temps a comprendre qu’on est pas où il faut). Comme depuis le début on suit une trace d’un vieux sentier qui apparait encore sur la carte IGN, on s’entête à le suivre mais ce sentier n’existe plus depuis bien longtemps. Trop tard maintenant pour faire demi-tour, on décide de descendre tant bien que mal jusqu’à une route.
Du coup, on a marché dans des rivieres, passé les vélos et les bonshommes à travers les branchages et la végétation et au bout d’une bonne heure, on a fini par rejoindre arriver à la route.
Suite à cet évènement, les orgnisateurs décident de ne plus nous laisser seuls et de nous guider. On fini la trace prévue jusqu’au lac de St André et on remonte an camion faire le début qu’on a loupé. Tant pis pour la seconde spéciale prévue mais ca valait le coup de la re-faire car ce nouveau sentier fraichement ouvert est vraiment ludique et facile (peut-etre moins quand c’est detrempé). Point négatif, j’ai crevé à l’arrière en tapant fort sur un petit rocher que je n’ai pas eu le temps d’anticiper en suivant de trop près un autre rider.

On retourne à Chambéry pour la pause du midi au café vélo Inukshuk. Taboulé, charcuterie et fruits nous rassasient et on repart rapidement pour essayer de récupérer un peu du temps perdu le matin.

Y a plus qu’a se laisser descendre jusqu’à Chambéry

Direction les Bauges. On se fait déposer à Pragondran où il y a foule à la vue du nombre de voitures sur le petit parking et dans les ruelles. Après une courte mais intense montée côté Est, la spéciale commence. Certaines portions sont très rapides et ont tendance à nous griser mais il faut faire attention car on arrive à vitesse élevée sur des portions rocailleuse. Masi golbalement c’est super fun. On débouche au col Saint Saturnin où les camionettes nous attendent pour nous remonter une nouvelle fois vers Pragondran où on part cette fois-ci côté Ouest. La monté est encore plus raide et encore plus longue mais c’est la dernière de la journée alors je me fais un peu mal aux jambes et au cardio. L’ascension nous amène dans un pré ouù il faut faire aux fils électriques. Derrière nous, le Lac du Bourget, au dessus, la Croix du Nivolet et en face, Chambéry, le terminus de la journée. C’est encore une fois super ludique. Ca donne envie de faire des petits sauts partout et hop , pschiiittt en retombant sur un cailloux. 2 èeme crevaison de la journée!!!! Je change de chambre et regonfle à bloc car je n’ai plus de chambre de rechange (bien m’en a pris car la partie finale etait plutôt secouante).

On traverse Chambéry en vélo et on retourne au café vélo pour une bonne bière avant de se séparer.

Encore une bonne journée sur le vélo. J’ai retrouvé quelques sensations malgré mes crevaisons, donc c’est plutôt positif. 3000m de D+/- et 86km c’est pas tous les jours mais là c’est triché.

La trace (il faut enlever le premier pic si on veut pas galérer):

Lac Fourchu

Lac Fourchu

Dimanche dernier, j’ai été découvrir l’Oisans avec une petite rando en VTT. Petite mais bien suffisante pour une reprise et surtout en sortie de grosse crève.
J’ai suivi une trace toute prête pour me simplifier la vie (j’ai tout de même été acheter les cartes IGN de la zone la veille, au cas où).

Couleur de l'automne1h de route m’a suffi pour rejoindre mon point de départ au hameau de la Palud sur la commune d’Ornon. Ca commence par une montée sur route pendant 5 ou 6 km. Je me suis vite rendu compte que la forme était pas là. Apres 2 km, je n’arrivais plus à appuyer sur les pédales.
Rapidement, je me suis retrouvé dans la brume (il a plu la veille), je ne voyais pas très loin, il faisait super humide… Je commencais à me demander ce que je foutais là et à penser que j’allais re-choper la crève… Après la route, j’attaque la piste, toujours dans la brume, mais au fur et à mesure que je grimpe, la lumière diffuse devient plus présente et finalement, aux pieds du portage de la journée, le soleil apparait et laisse apercevoir de superbes paysages sublimés par les chaudes couleurs de l’automne.

Le portage bien que pas énorme, va me bouffer énormement d’énergie dans mon état de forme. Il y a tout de même 250 ou 300m de D+ (qui passe bien normalement, mais pas là 😛 ) . Je croiserais 2 grenouilles qui me distrairont un peu puis ce sera la vue sur les glaciers et la mer de nuages qui me feront oublier ma peine.

Grosse grenouilleJe débarque enfin sur le plateau des Lacs et l’ambiance tourne d’un coup à la haute montagne. Des alpages, des lacs, des barres rocheuses, un refuge… Il y a pas mal de monde un peu partout mais c’est l’heure de manger alors c’est plutot calme. Je remonte tous les lacs pour arriver enfin au lac Fourchu.

J’en profite pour faire ma pause sandwich avec vue sur les cretes du Vercors sui sortent à peine de la brume. J’ai vraiment bien fait de monter en altitude, ca n’a pas du se lever avant 15h dans les vallées, je pense.

Ensuite, je reprends mon parcours. Je contourne le lac puis je prends la direction du refuge du Taillefer. C’est en légère descente, c’est plutôt fun et je me lache un peu trop. J’arrive un peu fort dans des roches et psccchiiitt, une chambre en moins. Je change rapido, je gonfle à bloc pour pas crever à nouveau mais du coup c’est tape-cul alors je vais moins vite.

Mer de nuages sur fond de glacierSous le refuge, je me chope une sensation super bizarre. Le sentier me fais plonger vers la brume et j’ai une impression de vertige car je ne sais pas ce qu’il y a à côté du sentier. La brume masque si c’est du vide ou de la pente douce.

Il me reste plus qu’a descendre à la voiture. Le départ est super fun. C’est un enchainement de lacets avec parfois des relevés naturels. Sur la fin de cette section je me prends une gamelle dans une micro ornière bien humide. Je glisse sans dégat mais ca me mettra sur les freins jusqu’en bas quand même.

D’autant que la 2eme section sous le Puy d’Oulles est plutôt flippante par moment. Au tout début , ca va a peu près. Les épingles s’enchainent plutôt bien mais ensuite, c’est exposé par endroit. Je ferais quelques epingles à pieds par précaution mais meme un peu plus loin, le sentier est grignoté au bord du precipice et j’ai failli ne pas pouvoir m’arrêter à temps (ca passe sans se poser de question avec un peu d’assurance mais c’est pas mon cas actuellement).

Par contre, quelque part, j’ai raté une bifurcation et j’ai fini le sentier jusqu’a en bas. J’ai donc du remonter par la route jusqu’à la voiture.

Au final, ca a fait dans les 25km et 1300m de D+-. Ca m’a vraiemnt fait du bien de retrouver cette ambiance haute montagne avec un topo accessible. C’est juste bien dommage d’avoir roulé seul pour pouvoir encore plus en profiter, mais c’est comme ca.

A la découverte de mon coin…

A la découverte de mon coin…

Vendredi soir, apres avoir vu des photos sur facebook, j’ai décidé d’aller au fort du Mont St Eynard (dans le massif de la Chartreuse) pou observer la ville après le coucher du solei et faire quelques photos pouries avec mon téléphone pourri.

Grenoble a la nuit tombee

Ensuite Dimanche, Gilles, a bien voule me guider sur une petite balade VTT par chez lui (Vercors). On est allé au sommet du Moucherotte avec ses hordes de promeneurs. Le point de vue est également très beau sur la ville.

Ensuite la descente était quelque peu technique avec une première section rocailleuse sur le haut. C’est tendu mais c’est plus dans mes habitudes. Par contre la suite, on est rentré en forêt, et c’est devenu pentu avec soit des pierres qui roulent soit des racines à foison et pour faciliter le tout, il fallait aussi se méfier que le cintre passe entre les arbres. Donc autant dire qu’à la veille de commencer mon nouveau job, j’ai passé pas mal de zones à pieds.
Selfie

Mais bon peu importe, j’ai ressorti le vélo et c’est ca le principal.